Villepin-Guéant-Coppé-Sarkozy et l'argent de Tripoli

Nouveau témoignage d'un proche de Kadhafi sur le financement des campagnes de Sarkozy par la Jamahriya

Focus : Le fait du jour décrypté par Luc Michel pour le Service de Presse du PCN / PCN-SPO

Lu sur le Website de Mediapart (Paris) Ce 20 juin 2013 : « La Libye a financé en 2007 la campagne de l'ex-président français Nicolas Sarkozy, affirme un conseiller diplomatique de(…) Mouammar Kadhafi dans une vidéo diffusée jeudi par le site d'informations français Mediapart (*), après d'autres témoignages en ce sens. Le diplomate confirme l’authenticité du document officiel libyen dévoilé par Mediapart le 28 avril 2012. Selon cette note datée du 10 décembre 2006, la Libye avait décidé « d’appuyer la campagne électorale » de M. Sarkozy ».

La Jamahiriya de Kadhafi a bien financé Sarkozy – en attente et en échange de services diplomatiques -: une nouvelle confirmation vient d’en être révélée. Entre Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi, il y avait toujours un homme, le même, parlant alternativement pour l’un, et pour l’autre : Moftah Missouri, l’interprète personnel du Guide de la révolution libyenne, qui a depuis trahit et rejoint discrètement le régime made in NATO post CNT. Ce diplomate libyen, avec rang d’ambassadeur et qui fut également ministre, révélait ce jeudi 20 juin, dans l’émission COMPLEMENT D’ENQUETE sur la chaîne publique française France 2, avoir appris de Kadhafi que la Libye avait versé « une vingtaine de millions de dollars » à Nicolas Sarkozy à l'occasion de sa campagne de 2007.

« Même Kadhafi m'a dit à moi, verbalement, que la Libye avait versé une vingtaine de millions de dollars », affirme Moftah Missouri, alors conseiller diplomatique et interprète personnel de Kadhafi.

« C'est nous qui avons financé sa campagne et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler. Nous avons les détails", avait déjà affirmé Saïf al-Islam en mars 2011.

Par la suite, l'avocat tunisien de l'ex-Premier ministre libyen al-Baghdadi al-Mahmoudi, alors emprisonné en Tunisie avant d’être vendu et livré illégalement au CNT, avait enfoncé le clou: « Mouammar Kadhafi, son régime et les responsables qui travaillaient avec lui ont financé la campagne électorale de Sarkozy en 2007 », avait déclaré Me Bechir Essid, évoquant quelque « 50 millions d'euros ».

Retour sur le Tripoligate et les autres dossiers de l'argent sale de Sarkozy

Impliqué dans le « Karachigate » (des rétrocommissions au Pakistan et à Taiwan) et le « Tripoligate » (le financement des campagnes de Sarkozy en 200-2007 par Kadhafi) – expression que j’ai été le premier à créer et à utiliser dès mars 2011 -, Sarkozy apparaît dans aussi dans un troisième dossier : le « Qatarigate » (**), lié à la conquête financière de la France par la pétrodictature qatarie.

On se souvient des déclarations de SaIf Al-Islam Kadhafi en Mars 2011 dénonçant l’argent sale de Sarkozy venant de Libye. J’évoquais alors un futur « Tripoligate », s’inscrivant dans le dossier du fameux « Karachigate » … Nous y sommes arrivé rapidement. Et Tripoli apparaît précisément dans les procédures judiciaires concernant le premier de ces dossiers, ce « Karachigate » qui implique Balladur, ex premier ministre, et évidemment Sarkozy !

L’intermédiaire en armement Ziad Takieddine, mis en examen dans le volet financier de l’affaire Karachi, exhortait dès mai 2011 Nicolas Sarkozy, alors président de la République, à lever le secret défense sur les deux contrats au coeur de l’enquête, tout en livrant sa version du degré d’implication de responsables de droite. "Je dis au président de la République, je lui suggère : Arrêtez tout de suite, puisque vous êtes garant de la Constitution, levez le secret défense sur tous les contrats et notamment sur Agosta, et notamment sur Sawari II", avait-il alors déclaré sur BFMTV.

Takieddine évoquait les contrats de vente de sous-marins Agosta et de frégates Sawari II, respectivement au Pakistan et à l’Arabie saoudite en 1994, au centre de l’enquête des juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire.

"Qu’on arrête de parler de n’importe quoi sur n’importe quoi !", avait plaidé l’homme d’affaires franco-libanais. Parlant encore de Sarkozy, Takieddine avait lancé : "Franchement, il lui appartient de faire ça tout de suite, dans les 24 heures. C’est digne, il est digne, il le fera".

Tant le juge Marc Trévidic, qui enquête sur l’attentat de Karachi en 2002, que les juges Van Ruymbeke et Le Loire, chargés d’enquêter sur d’éventuelles malversations financières en marge des deux contrats, se sont heurtés à plusieurs reprises au secret-défense.

En novembre 2010, le juge Van Ruymbeke n’a pu perquisitionner les locaux de la DGSE à Paris et la communication de documents fiscaux classifiés provenant de sociétés de commercialisation d’armement lui a été plusieurs fois refusée.

De tels documents pourraient permettre de retracer le circuit des commissions, légales à l’époque, versées sur ces contrats. Les juges cherchent à savoir si ces commissions ont pu financer, illégalement, la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995.

Villepin-Guéant-Coppé-Sarkozy et l'argent de Tripoli

Takieddine s’est souvent expliqué sur ses relations avec le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, ainsi que le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, et a aussi chargé Dominique de Villepin. "Monsieur Guéant est un ami que j’ai accompagné dans toutes les démarches que j’ai faites, TOUTES Y COMPRIS LA LIBYE", a-t-il dit en référence à la libération des infirmières bulgares en juillet 2007, époque à laquelle M. Guéant était secrétaire général de l’Elysée.

De son côté, Claude Guéant nie farouchement. L’âme damnée de Sarkozy a récemment déclaré qu’il n’"y a eu aucune tractation commerciale" en faveur de l’homme d’affaires lors de la libération de ces infirmières à Tripoli. "Il me donnait des éléments d’ambiance sur ce qui se passait à Tripoli, mais les négociations ont eu lieu directement avec M. Kadhafi et son Premier ministre", a affirmé Guéant.

L’homme d’affaires franco-libanais a par ailleurs déclaré qu’il n’avait jamais demandé l’intervention dans son dossier fiscal de Jean-François Copé quand il fut ministre du Budget (novembre 2004 – mai 2007). "Jean-François Copé, étant ministre du Budget, je n’ai jamais, jamais, et qu’on me le prouve, jamais demandé une quelconque intervention. Je n’ai jamais demandé", a-t-il dit, reconnaissant avec M. Copé "une relation personnelle". L’hebdo MARIANNE a publié des photos ne laissant aucun doute sur la nature très amicale de cette relation.

Il a aussi attaqué Dominique de Villepin, qui a déclaré que Jacques Chirac avait ordonné l’arrêt du versement des commissions sur les contrats après son élection en 1995 en raison de soupçons de rétrocommissions. "Où est parti l’argent supposé qui a été arrêté ? Je sais que cet argent n’a pas été arrêté", a-t-il dit. "Cet argent a été transféré à une destination autre, celle que je connais et que je réserverai et au président de la République, et à la justice, c’est tout. Celui qui les a arrêtés va pouvoir répondre, va devoir répondre. Je parle de M. de Villepin !", a-t-il lancé.

Le nouveau témoignage de Moftah Missouri va dans le sens des accusations de Takieddine et resserre le filet sur le cœur de la Sarkozye.

Luc Michel

(Sources : Mediapart, ELAC Website, PCN-SPO)

Commentaires
Ajouter un nouveau
Anonyme   |2013-06-23 20:53:32
COMBIEN LE PETIT CON DE FAURE VERSE CHAQUE JOUR A CES CANCRES DE BLANCS POUR CE MAINTENIR AU POUVOIR AU TOGO?
ALLEZ DEMANDER A BAWARA- L'HOMME A LA GUELE POINTUE.
FLESH   |2013-06-24 16:48:44
PLUTOT BAWARA L'HOMME AU MUSEAU HAHAHA!!!
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Titre:
 

!joomlacomment 4.0 Copyright (C) 2009 Compojoom.com . All rights reserved."

Duékué : Le Génocide

Libérez Gbagbo

Shlomit l'Africaine

Suivez Komlan Kpogli

Gbagbo Magistral

Kamaka. Rendez-vous 19.4.2014 !

La TV italienne expose Ouatara & la France

Kuma NDumbe

Jean Paul Pougala : China

Laurent Gbagbo

Jean Paul Pougala

CI : Le ganstérisme

No More Victims

Lynx Vidéos




 

Le micro du Lynx

mp3 flash player by undesign website design brisbane.

Publicité